Je suis chaque chose et son contraire.
Sandra Von Keller ou autrefois plus connu sous le pseudo de Digital Dolly.
L'amie pour certains ou la connaissance pour d'autres. Une inconnue dans ce monde mais peut-être une passante qui a déjà croisé votre chemin... Je ne suis pas une fille ni une adolescente. Encore moins une adulte. Je suis une femme-enfant. Des mots sur un écran lumineux. Une photographie. Un pseudo. Un amas de pixels... Au fond je ne suis pas grand chose. Alors, sentez le parfum des orchidées fanées et pensez à moi. Ressentez mes pulsations saccadés et vous me devinerez. Artificielle & synthétique. Je vais au delà du réel. Énigmatique. Je survole tout ce qui m'entoure furtivement.
Mystérieuse, je me faufile en cachette dans milles et uns lieux secrets. Je suis celle qui sanglote en silence ses chagrins inconsolés. La goutte d'eau ou un champs de coquelicots. Un rouge à lèvres mal étalé. Une toile d'araignée sous la rosée du matin. Une poupée de mauvais goût aux phalanges grossiers. Un vernis écaillé. La nuit. L'écume des vagues. Une pièce de théâtre inachevée. Une étoile qui ne se démarque pas. C'est tout moi ceci, c'est tellement moi cela...
La réveuse, la tourmentée, l'insomniaque névrosée, la copie conforme de la passivité... Translucide et mal dessiné, je suis l'exemple même de la fragilité. Un tableau qui demande un bon coup de pinceau.
Une vulgaire carapace corporelle. Un puzzle mal assemblé aux morceaux éparpillés. Je suis le passé et les pires méandres de la folie. Une chaire dépouillée. Une larme furtive. Une goutte de pluie glacée. La foudre enragée. Un éclat de verre sur un corps fragilisé. Un grain de sel sur une plaie béante. Je suis le monstre qui séjourne dans votre armoire.
Ce squelette oublié. Je suis une brise glaciale. Une vieille boite à musique au son déglingué. Un fragment de rien. Un fragment de tout. Je suis l'ombre inquiétante qui danse sur les murs. Un miroir brisé. Un chapitre entamé. Je suis ce ciel terne qui vous prend au coeur. Un papillon inaccessible. Une tâche d'encre sur quelques bribes révélatrices. Un funeste et malsain sentiment. Un macabre jardin aux milles et dangereux délices. Une lueur qui se consume. Le son d'un piano mal accordé. Une lumière tamisée. Un désir douloureux....
Mon univers se complaît dans les ténèbres aux milles rêveries illuminées.
Terriblement sombre mais terriblement et inlassablement utopiste...
Tel une carcasse éventrée je me nourris de petites merveilles pathologiques.
Je suis la triste et l'appeurée qui tisse sa toile
difficilement dans ce monde de brute...
Rêveuse, je ne jure que par les rêves et l'imagination. C'est tout ce qui me permet de créer tout en m'évadant. Il m'est vital d'échapper à la réalité lorsque l'évasion est à portée de main. J'aime tout simplement me réfugier dans l'univers dont j'ai pu construire au fur et à mesure du temps et des souvenirs. Parfois j'ai du mal à distinguer mes deux mondes. Celui qui m'absorbe et me convient et celui qui m'est condamnée de devoir vivre. Mes rêveries m'entraîne bien souvent dans la confusion, la passivité et l'égarement mais je ne vais pas m'en plaindre, cette petite bulle a le don de me protéger tout en camouflant ce qui m'est douloureux. Nombreux sont ceux qui pensent qu'il est beaucoup trop simple d'opter pour cet échappatoire quand la réalité est si difficile à affronter mais j'ai au moins le mérite de ne pas opter pour la drogue ou l'alcool. Alors laissez-moi mes rêves, mon refuge et mon armure... j'en suis éternellement dépendante tel un camé et sa putain de coke. Et rien à foutre si je peux me faire déséspérement passer pour une autiste égarée...
Fragile, je possède une certaine sensibilité. D'ailleurs, beaucoup en ont profité. Je pleure rarement mais lorsque cela m'arrive c'est un torrent d'un trop pleins de sentiments. Il parait que cette fragilité se lit dans mes yeux, qu'une certaine carapace de verre se dégage de ma personne. Certains en seront attendris et souhaiterons me protéger. D'autres en abuserons et feront tout pour me briser. Etant jonché de peurs et d'angoisses, il est d'autant plus facile de me détruire. Mais au fil du temps, un bouclier s'empare de mon être et me recouvre toute entiére, tel une seconde peau, un double-moi. Un double-je. Je suis beaucoup plus sauvage et j'impose mes barriéres de plus en plus instinctivement. De même pour mes relations où je suis beaucoup plus sélective et méfiante.
Gentille, malgré que je sois très froide parfois, on ne peut vraiment pas dire que je suis quelqu'un de mauvaise. Certes, j'opte parfois et naturellement pour la méchanceté mais en général, je suis ouverte, à l'écoute de ceux qui en ont besoin sans pour autant me faire utiliser comme une psy de service, selon le probléme et la personne, je tend mon oreille avec plaisir, attentionnée, généreuse, confiante et sincére... Je suis loin de jouer avec les autres, je suis plutôt le genre à offrir ma compassion. Je ne vois pas l'intérêt de me la jouer innacessible et méprisante comme certaines s'amusent à le faire histoire d'avoir un genre qu'elles n'ont pas. Je ne suis pas naïve non plus, il m'arrive peut-être de me faire avoir à cause de cette certaine gentillesse mais je sais garder un juste milieu.
Compliquée, comme toutes les filles il parait. J'ai ce côté complexe et contradictoire qui fais de moi une demoiselle très difficile à cerner. Depuis toute petite, je débordais de secrets et de mystère ce qui m'a valu d'aimer les miroirs, je suis son effet, je suis chaque chose et son contraire... Voilà pourquoi on me perçoit bien souvent dans le flou. Comme si une masse de brume m'envellopait, comme s'il était impossible de distinguer quoi que ce soit. J'ai envie de dire tant mieux mais ce n'est pas forcément une bonne chose. J'en viens à me perdre dans mes tourments et toutes ces confusions. Je ne me comprends pas toujours et il m'arrive bien souvent de perdre le fil. N'en parlons pas des autres, ils savent rarement comment s'y prendre avec moi. Il faut tout simplement me décoder au fur et à mesure. Malgré mon apparence de fragile innocente, j'en viens à mettre mal à l'aise, ceux qui devinent que je déborde d'un je-ne-sais-quoi et dont je ne dévoile pas... Tel une folle muette qui parle avec ses yeux. Mais après tout, je crois que ça me rassure d'être ainsi.
lucifere-ange-dechu
bonne continuation
mercredi 04 novembre 2009 08:04